Les paysans

Ziemia (La terre), Ferdynand Ruszczyc, 1898.

L’automne, de plus en plus profond, s’installait.

Des jours blafards se traînaient à travers les champs nus, muets, et agonisaient lentement dans les forêts — de plus en plus silencieux, de plus en plus exsangues, pareils à ces saintes hosties éclairées par la flamme expirante de cierges funèbres. Continue reading “Les paysans”

La frontière

La belle et brève carrière de Zenon Ziembiewicz, terminée de façon aussi grotesque et funeste, apparut maintenant, du fait même de ce dénouement saugrenu, sous un jour entièrement nouveau. Sa silhouette légèrement voûtée, notoirement connue, qui, presque quotidiennement, parcourait les rues de la ville dans une longue décapotable, son visage au profil busqué et à la mâchoire allongée d’ascète, plaisant, voire racé, pour les uns, odieux et jésuite pour les autres, son comportement dans différentes situations, certains de ses propos restés dans les mémoires, tout cela prenait maintenant une tournure bien différente. Continue reading “La frontière”

Złoty topór

Wiele lat temu byłem w Gersau, niewielkim kurorcie nad Jeziorem Czterech Kantonów, oddalonym o kilka kilometrów od Lucerny. Postanowiłem spędzić jesień w zaciszu tej uroczej miejscowości, której stare, spadziste dachy przeglądają się w romantycznych falach, na których niegdyś unosiła się łódź Wilhelma Tella, i dokończyć coś, nad czym wówczas pracowałem. Continue reading “Złoty topór”

La sécheresse

Les grandes chaleurs d’été, qu’on ne connaît presque plus aujourd’hui, jouaient jadis un rôle plutôt important dans notre climat. Elles sévissaient habituellement aux mois de juin, de juillet et d’août, même si elles pouvaient tout aussi accabler mai et septembre d’un soleil impitoyable. Quand ces lointaines îles blanches d’un climat disparu me reviennent aujourd’hui en mémoire, des souvenirs colorés m’assaillent comme une nuée d’oiseaux exotiques. Continue reading “La sécheresse”